La Grande Secousse prend de l’ampleur au Québec - News | Infoassurance
September 09, 2014

La Grande Secousse prend de l’ampleur au Québec

Québec, le 9 septembre 2014 — L’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) sont fiers de lancer officiellement La Grande Secousse du Québec. Cet événement d’envergure internationale se déroulera partout au Québec le 16 octobre prochain, à 10 h 16. Les Québécoises et les Québécois seront invités à se baisser, à s’abriter et à s’agripper, trois gestes simples qui pourraient contribuer à sauver des vies en cas de séisme.

Implantée en Californie en 2008, sous le nom de Great ShakeOut, la Grande Secousse a rallié plus de 25 millions de personnes en 2013. L’an dernier, le Comité d’organisation des mesures d’urgence régionales (COMUR) de Charlevoix-Est a créé la première version française dans le monde. L’Association de sécurité civile du Québec prend le relais cette année afin d’étendre la portée de l’événement et de rejoindre toutes les régions du Québec.

À ce jour, plusieurs villes, dont Québec, Montréal, Lévis, Saguenay, Terrebonne et Laval, ont déjà confirmé leur présence. Près de 50 000 participants se sont inscrits pour prendre part à l’événement du 16 octobre prochain. Parmi ceux-ci figurent divers organismes, de nombreux établissements scolaires et le Ministère de la sécurité publique.

Les risques de séismes encore fort méconnus au Québec

Chaque année, ce sont plus de 450 séismes qui secouent la Belle province. Et les études sont formelles : les experts estiment qu’il y a de 5 à 15 % de risques qu’un tremblement d’une magnitude de 7,1 ou plus se produise au Québec au cours des 50 prochaines années.

Lorsque l’on pense séisme, la Californie, Haïti ou le Sud-Est asiatique nous viennent en tête. « Le Québec compte pourtant trois grandes zones à risque : la zone sismique de Charlevoix-Kamouraska, la zone sismique de l’ouest du Québec et la zone sismique du Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord. Sans compter qu’occasionnellement, des tremblements de terre ont aussi eu lieu ailleurs au Québec, comme ce fut le cas au Saguenay en 1988 », indique Guy Dufour, président de l’ASCQ.

Au Québec, une très forte proportion de la population croit encore, à tort, que les séismes ne peuvent pas se produire près de chez eux. En effet, d’après un sondage SOM, mené pour le compte du BAC en août 2014, 84 % des Québécois estiment que leur résidence ne serait pas à risque de subir des dommages en cas de tremblement de terre. Également, 60 % des répondants affirment connaître les gestes à poser en cas de secousses sismiques. Pourtant — toujours selon le même sondage — si on leur demande d’énumérer ces gestes, seuls 15 % des sondés penseraient à s’abriter sous un meuble. Pour 29 % d’entre eux, le premier réflexe serait de sortir de leur résidence ou de leur auto, et 35 % envisageraient plutôt de se réfugier sous un cadre de porte.

L’exercice de La Grande Secousse a été conçu pour encourager les familles, les communautés, les écoles et les organisations à mettre en pratique la technique la plus sécuritaire lors d’un séisme : se baisser, s’abriter et s’agripper. « Ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est que cet exercice soit renouvelé tous les ans, comme on renouvelle les exercices de simulation d'incendie, et qu’ainsi, en cas de séisme, nous soyons tous mieux équipés pour protéger nos vies », souligne Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques au BAC.

« Depuis 2012, la Ville de Québec travaille à accroître sa résilience pour augmenter sa capacité à faire face et à se remettre le plus rapidement possible d’une situation d’exception. C’est pourquoi nous participerons à La Grande secousse du Québec et sensibiliserons nos employés et les citoyens à l’importance d’une bonne préparation aux tremblements de terre », a souligné M. Patrick Voyer, membre du comité exécutif responsable des dossiers de sécurité publique.
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Source :


Marie-Eve Côté
Responsable des communications
Association de sécurité civile du Québec
Courriel : communications@ascq.org
Tél. : 418-575-0042

Renseignements sur Bureau d’assurance du Canada :
Caroline Phémius
Conseillère en affaires publiques
Bureau d’assurance du Canada
Courriel : cphemius@bac-quebec.qc.ca
Tél. : 514-288-1563 poste 2232


Demande d’information et d’entrevue :

Nathalie Shink
Attachée de presse
Mercure Communication
Courriel : nathalieshink@mercurecommunication.com
Tél. : 418-681-5559 poste 48


ANNEXE 1

À propos des trois grandes zones sismiques

La zone sismique de Charlevoix-Kamouraska

Cette zone est la plus active du Québec. Elle longe le fleuve Saint-Laurent. Le tremblement de terre de Charlevoix de 1663 est le plus fort à avoir été documenté au Québec. Sa magnitude est estimée à 7. Il a été ressenti jusqu’en Nouvelle-Angleterre et a causé de nombreux glissements de terrain, notamment le long du fleuve Saint-Laurent, aux Éboulements dans Charlevoix et le long des rivières Saint-Maurice, Shipshaw, Betsiamites, Pentecôte et Batiscan. Des cheminées ont été endommagées aussi loin qu’à Trois-Rivières et à Montréal. Le tremblement de terre de 1925, d’une magnitude de 6,2, avec son épicentre près de Rivière-du-Loup, a été le plus fort enregistré au Québec au cours du XXe siècle. Il a été ressenti à plus de 1000 km. Les dommages ont été importants dans la zone près de l’épicentre, de même qu’à Québec et à Shawinigan.

La zone sismique de l’ouest du Québec

Cette zone comprend la vallée de l’Outaouais, la région comprise entre Montréal et le Témiscamingue ainsi que les régions des Laurentides et de l’est de l’Ontario. Les régions urbaines de Montréal, d’Ottawa-Gatineau et de Cornwall sont comprises dans cette zone. Un tremblement de terre d’une magnitude de 5,0 est survenu le 25 juin 2010 près de Val-des-Bois et de Gracefield, en Outaouais. Quelques conséquences ont été signalées, telles que des pannes d’électricité, des glissements de terrain à Notre-Dame-de-la-Salette et à Mulgrave-et-Derry ainsi que des dommages constatés à l’approche d’un pont à Bowman.

La zone sismique du Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord

Cette troisième zone se situe dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, entre la région de la Côte-Nord et celle du Bas-Saint-Laurent. Quoique plusieurs séismes aient été enregistrés et ressentis au fil des ans, aucun séisme majeur ne s’est produit dans cette zone.

Ailleurs au Québec

Le tremblement de terre de magnitude 5,9 au Saguenay en 1988 a été le plus fort enregistré au cours des 50 dernières années dans l’est de l’Amérique du Nord. Il a eu des effets jusqu’à Montréal. Ce tremblement de terre a causé des dommages à des bâtiments, comme à l’ancien hôtel de ville de Montréal-Est. Ce tremblement de terre avait occasionné des dommages matériels et des pertes financières évalués à plusieurs millions de dollars. La pointe extrême Nord-du-Québec (la péninsule de l’Ungava) est aussi reconnue comme une zone sismique. Un séisme de magnitude de 6,3 s’y est produit en 1989.

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